Commune de Mittelbergheim
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SOMMAIRE

HISTOIRE DE MITTELBERGHEIM

DECOUVERTE PATRIMONIALE

  1. Plan du village et repères
  2. Hôtel de ville  -  ‘die Laube'
  3. Les maisons Renaissance à Mittelbergheim
  4. Eglise catholique Saint Etienne
  5. Histoire de l'église protestante
  6. Pressoir de la cour dîmière  (15°- 18° siècles)
  7. Puits « Unter-Rott »  (14° - 15° siècles)  -  (repère n° 7 du plan)
  8. Puits à encorbellement du 18° siècle  -  (repère n° 8 du plan)
  9. Fontaine de la « Sinn » (14°-15°s)
  10. Pressoir du 18ème siècle
  11. Puits à tambour « hinter Russ-Brunnen »  (15° siècle)
  12. Moulin à huile - 18ème siècle
  13. Corps de garde - Octroi
  14. Espace du patrimoine viticole "Mémoire de Vignerons"
  15. Automates et pressoirs animés
  16. Pigeonnier de l'ancien presbythère catholique

 

HISTOIRE DE MITTELBERGHEIM

Dans un écrin de vignes, sur le flanc sud d'une colline du centre Alsace, à 210 m d'altitude, Mittelbergheim est traversé par la Route des Vins. Doté d'un riche passé, le village a gardé ses belles demeures, témoins d'une Renaissance florissante dans le vignoble et d'un artisanat foisonnant.

L'origine du site remonte aux 7ème et 9ème siècles, mais certaines traces encore visibles préfigurent l'existence d'une structure agraire pré-celtique ou celtique.

L'existence du village est réellement attestée dans une charte de l'an 880, lors de la fondation de l'abbaye d'Andlau. Fief d'empire sous la domination franque, le domaine de « Berckheim » passe sous la juridiction de l'évêque de Strasbourg et est administré par les abbayes d'Andlau et du Mont Sainte Odile.

Du 13ème à la fin du 16ème siècle, l'évêque de Strasbourg, les nobles de Berckheim et ceux d'Andlau   se partagent son territoire. La révolte des paysans, l'introduction de la Réforme en Alsace et l'extinction de la branche des Berckheim entraînèrent, au 16ème siècle, des modifications dans la juridiction du village qui se retrouvera sous la coupe de la ville de Strasbourg au travers du bailliage de Barr; des nobles d'Andlau et marginalement de l'évêché de Strasbourg.

Jusqu'à la Révolution française le village fut administré par un prévôt (Schultheiss) nommé par Strasbourg, un maire (Heimburger) et quatre échevins (Vögte) nommés par les trois seigneurs.

Le village disposait, dès le 14ème siècle, d'un Tribunal qui intervenait sur des délits mineurs.

Son Grand cru, au lieu-dit Zotzenberg, était déjà cité en 1372.

A partir du 15ème siècle, avec le développement du commerce du vin, sera tenu un registre sur le prix du vin (Weinschlagbuch) dont la tradition perdure jusqu'à nos jours.

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DECOUVERTE PATRIMONIALE

 

1 - Plan du village et repères (cliquez pour apercevoir le plan du village)

Vous pouvez également télécharger ce document dans la rubrique : Mairie / Publications / Plaquette "Mittelbergheim, un village né de la vigne", puis l'imprimer.

 

 

2 - Hôtel de ville  -  ‘die Laube'  -  (repère n° 2 du plan)

Hotel de ville - die Laube Cet édifice, construit en 1620 sur un terrain de la Commanderie Teutonique d'Andlau, était le centre de la vie politique et économique du village. Il dut remplacer un immeuble plus ancien antérieur au XV° siècle.

Au rez-de-chaussée, se trouvait la « Laube » lieu où fut administré la moyenne et basse justice par les membres du tribunal local en présence du Prévôt (Schultheiss), du juge (Richter) et des échevins.

A l'étage, se trouvait le poêle de la bourgeoisie ou « Bürgerstub », où se réunissaient les bourgeois qui en avaient acquis le droit (règlement de 1544).
La communauté s'y réunissait pour fixer le prix de la mesure de vin : le « Weinschlag ».
Chaque année le prévôt, représentant la ville de Strasbourg, y recevait les serments des agents et responsables locaux.

 

La « Stube » ou « Gross-stube » (Grande salle) était louée par adjudication à un bourgeois du village, selon un bail renouvelé chaque année. L'adjudicateur, après un an d'activité à la « Bürgerstub », était autorisé à ouvrir sa propre auberge dans le village. D'autre part, un règlement strict et précis s'appliquait aux bourgeois qui s'y rendaient. Interdiction de jurer ou d'être grossier, interdiction de mentir ou de se tenir mal à table ou de dire des insanités, de vomir ou d'uriner dans la salle, sous peine d'amendes si cela se voyait, s'entendait ou se sentait.

En dehors de la salle principale, il y avait une salle plus petite, réservée aux corporations, c'était la « Zunftstube » (salle des corporations).

Le tenant du poêle commun (Bürgerstubmeister) était secondé par un valet de salle (Stubknecht). Dès son entrée en fonction il devait prêter serment de bien tenir la salle, rendre à chacun l'argent selon ce qu'il avait consommé. Il devait surveiller le feu des fourneaux dont celui en fonte dans la petite salle et vaquer à tous les travaux qui résultaient de l'entretien de la salle de l'auberge

 A remarquer le clocheton sur le toit qui servait de tocsin (déjà mentionné en 1495) permettant au prévôt impérial (Reichschultheiss) ainsi qu'au maire (Heimburger) de convoquer à tout moment la communauté .

Plusieurs tailleurs de pierre ont œuvré sur cet édifice, laissant des signes lapidaires tels que ceux-ci :

SIGNES LAPIDAIRES

Originalité : La « Laube » possède deux piliers en grès blanc. Le premier est surmonté d'un chapiteau ionique. Le second d'un chapiteau à quatre têtes, brisées lors de la Révolution, figurant les quatre continents : l'Europe par une tête chevelue, l'Asie par une tête avec un turban à l'oriental, l'Amérique par une tête portant des rayons d'un soleil ou des plumes, la tête de l'Afrique fortement endommagée est méconnaissable.

Après la période révolutionnaire, au cours du 19° siècle l'édifice fut affecté à diverses fonctions. Devenu l'Hôtel de ville du village, il servit un temps d'école primaire, de remise, pour retrouver en partie son état originel vers les années 1970. La cave voûtée du sous-sol a été transformée en oenothèque  

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3 - Les maisons Renaissance à Mittelbergheim  -  (repère n° 3 du plan)

C'est entre 1540 et 1630 que l'essentiel de ce village aux maisons de pierre, tel qu'il se présente aujourd'hui, a été construit dans le style des maisons rurales de la Renaissance allemande. En une centaine d'années, la quasi-totalité des petites maisons médiévales ont été remplacées par de grandes maisons cossues en pierre.

La disponibilité des matériaux de construction a permis cette mutation rapide de l'architecture. Présente dans le sous-sol calcaire, la « grande oolithe » du Jurassique, qui se délite en plaques dures, est un excellent matériau de construction.  La pierre extraite sert à édifier la maison, et l'excavation devient cave à vin. Cinq carrières autour du village permettent de rajouter des étages et des dépendances. Au lieu dit ‘Ziegelscheuer', le tuilier fabrique les tuiles.

Hautes, avec 1 ou 2 étages d'habitation, et 2 ou 3 étages de greniers ; elles sont ouvertes sur l'extérieur par de nombreuses fenêtres, tant en pignon sur rue qu'en façade sur cour. Une maison classée présente un pignon à redans (en ‘marches d'escalier').

Le village est unique en Alsace en raison du nombre de maisons de cette époque (80) et de leur bon état de conservation.

 

Maisons Renaissance

 

  1. Encadrements de fenêtres en grès sculpté avec feuilles d'acanthe et marques de tâcheron. Dans la pièce à vivre : une petite fenêtre de coin permet de voir les passages dans la rue.

  2. Toits hauts et pointus, couverts de tuiles plates dites ‘queues de castors' (Bieberschwanz) ; sans avancée avec parfois une fine corniche maçonnée.

  3. Tours (au nombre de 6 dans le village) renfermant l'escalier en colimaçon, en grès ou en chêne sculptés, donnant accès aux étages d'habitation.

  4. Des puits privatifs ou communs  étaient creusés dans les cours. 

  5. Cours fermées par un porche en grès taillé, portant un blason désignant le métier ou le nom du propriétaire ainsi que la date de construction (la plupart ont été démolis pendant la Révolution de 1789).

  6. Soupiraux au ras du sol avec grille ou ‘balais de sorcière' (Haxebase) en fer

  7. Sur les pignons orientés ouest ,ou sud-ouest, de petits auvents, reposant sur des corbeaux en grès découpé et/ou sculpté, protègent la façade des intempéries.

     

  8.  

4 - Eglise catholique Saint Etienne  -  (repère n° 4 du plan)

Eglise catholique - 1893 

Elle a été construite en 1893, à l'initiative du curé Victor Brach, en grès des Vosges, sur les plans de l'architecte barrois Heinrich et dans le style de l'époque.

Grâce à l'héritage de sa mère, le curé avait put acquérir le terrain. Puis avec 10000 marks de l'évêché de Strasbourg, 5000 marks de subvention de la municipalité, 4000 marks provenant de l'héritage de l'évêque de Strasbourg, 2000 marks de la paroisse protestante pour le mobilier laissé sur place, ainsi que des dons privés et le travail des bénévoles du village sa construction put être menée à bien.

Consacrée le 18 mars 1894 et dédiée au patron  des vignerons, elle est l'aboutissement de plusieurs siècles d'histoire religieuse mouvementée dans le village.

A la Réforme de 1525, malgré le ralliement d'une grande partie de la population au protestantisme, les catholiques gardent leur église : l'actuelle église protestante.

Les protestants iront au culte à Andlau. Vers 1600, chassés des églises d'Andlau, ils organisent les cultes dans l'église de Mittelbergheim.

 

Une époque floue aboutit, en 1695, à un compromis imaginé par Louvois, ministre de Louis XIV, pour les « français de l'extérieur » : le « simultaneum »  Convention religieuse ordonnant aux protestants d'accueillir les catholiques dans leurs églises : à Mittelbergheim, le chœur leur sera réservé.

Une cohabitation tendue mettra fin, deux siècles plus tard à ce « simultaneum ».

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5 - Histoire de l'église protestante  -  (repère n° 5 du plan)

Eglise protestante

De la chapelle de 1180, à l'église actuelle : 

Aux 11 et 12° siècles : Chapelle St Etienne  (construite avec les pierres extraites de la crypte).

A la fin du 12° siècle : constructionde la partie romane avec les pierres de la carrière du Stein.  La tour compte 2 niveaux et la nef primitive mesure 8m de large sur 10m de long. Le cimetière entoure l'église.

Au 13° siècle : la nef est allongée à 17m et la tour est surélevée d'un niveau.

Au 14° siècle : la nef est élargie à 11m et la sacristie est construite.

Au 15° siècle : la chapelle est réaménagée et la tour est surélevée d'un niveau.

Au 16° siècle : Début de la Réforme protestante.

Au 17° siècle : 1614 plusieurs transformations :
Les fenêtres romanes sont remplacées par de grandes baies de style gothique.
La tour est rehaussée d'un 5ème niveau, avec un toit à 4 pans en pointe.
Un escalier extérieur permet d'accéder à la tribune.
Avec la mise en place du ‘‘simultaneum'' transformation de l'ancienne chapelle en chœur catholique.
Démolition du plafond en voûte de la crypte.

En 1752 le clocher est détruit par un incendie déclenché par la foudre.

Au 19° siècle :

1803 : nouvelle destruction de la flèche par la foudre. Lors de sa restauration la hauteur totale du clocher passe à 35 m avec une flèche effilée.

1856 : transfert du cimetière.

1860 : installation du nouvel orgue Stiehr et Mockers

1861 : nouvelle horloge mécanique à 3 cadrans

1894 : fin du ‘‘simultaneum''.

Extraits du livre « Quand parlent les pierres » du Pasteur LEHMANN et de Rudy KLEIN

 

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6 - Pressoir de la cour dîmière  (15°- 18° siècles)  -  (repère n° 6 du plan)

Pressoir de la cour dîmière 

Au 16ème siècle, le village comptait plusieurs dizaines de pressoirs en bois ; et les deux les plus importants étaient à la cour dîmière.

Ce pressoir, daté de 1727, en provient et il est l'un des huit rescapés de l'époque.
Il remplaça un pressoir antérieur à 1572, et fonctionna jusqu'en 1952.

L'usure de la vis en bois et l'humidité obligeaient la communauté à le restaurer  périodiquement. Ainsi des réparations furent faites au cours des 18° et 19° siècles. Pour des raisons de coût,  seul l'imposant linteau et les piliers sont en chêne massif, permettant de résister à la forte pression.

Le pressoir de la cour dîmière mobilisait du personnel :

  • Le maître dîmier fixait la date d'ouverture des vendanges et s'assurait de l'organisation et du bon fonctionnement de celles-ci.
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  • Les valets actionnaient le pressoir. Ils ne devaient pas s'enivrer: si, par négligence ou par saoulerie, le vin devenait mauvais ou s'ils en versaient à côté, ils devaient réparer le préjudice.Le tonnelier, chargé de l'entretien des tonneaux, surveillait la mise en cave du vin.
  • Le voiturier recevait 7 schillings 4 pfennigs par foudre transporté au château à Barr, et 4 schillings pour son repas.
  • Le greffier, assis toute la journée près du pressoir, notait les quantités apportées par chacun et contrôlait les surfaces de vignes que chacun cultivait dans le ban. Il buvait avec les valets, et recevait un sac de raisins pressés pour fabriquer sa piquette.
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    7 - Puits « Unter-Rott »  (14° - 15° siècles)  -  (repère n° 7 du plan)

     

    Pressoir "Unter-Rott" 

    Ce puits, d'un diamètre de 0,92 m, partiellement comblé, protégé par une margelle en grès rose des Vosges était initialement équipé d'un mécanisme à rouleau servant de poulie. Il dispose de quatre coins saillants permettant de poser le seau. Son entretien était assuré par le « Unter-Rott Brunnen Meister » (maître puisatier du bas quartier).

    Au Moyen Age, les constructeurs de puits procédaient toujours de la même façon. Creusant un trou cylindrique, ils y plaçaient un rouet de bois de chêne massif sur lequel on élevait le mur en tour ronde.

    Déblayant peu à peu sous le rouet, celui-ci descendait avec la portion de maçonnerie qu'il supportait ; on complétait, à mesure de l'abaissement du rouet cette maçonnerie cylindrique dans la partie supérieure en utilisant les pierres retirées du trou. Les puisatiers de l'époque choisissaient des périodes de sécheresse pour réaliser leurs ouvrages et lorsque la veine d'eau était atteinte, il fallait pomper l'eau.

    La profondeur des puits du village varie entre 8 et 25 mètres selon les endroits.  

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    8 - Puits à encorbellement du 18° siècle  -  (repère n° 8 du plan)

    Puits à encorbellement   

    L'augmentation de la population au cours du 18° s. correspond à une période calme et prospère. Le village connaît un certain développement nécessitant la multiplication des points d'approvisionnement en eau.


    A l'exception des puits « publics » se trouvant à l'extérieur des demeures, un grand nombre de puits privés placés dans les cours datent du 18° s.

    Les entourages de puits du Moyen-Age sont taillés d'une pièce dans la pierre de grès rouge. Au cours du 18° s. le grès rouge et le grès blanc sont utilisés.

    Le village compte plus de 30 puits de cette période.

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    9 - Fontaine de la « Sinn » (14°-15°s) repère n° 9 du plan)

    Fontaine de la Sinn 

    Un des points d'eau les plus anciens du village. La source, située 60 mètres en amont, est le point de convergence d'eaux souterraines infiltrées dans les reliefs calcaires et gréseux. Elle ne tarit jamais même pendant les périodes les plus sèches, et fut canalisée à la fin du 19° s.

    Son nom provient de Sinnen, du latin signare qui signifie « jauger » ou « mesurer la contenance ». Les responsables de la « Sinn » étaient employés par la commune et assermentés. Cette pratique est attestée dès 1311 dans le règlement de la ville de Strasbourg.


     Aux temps anciens, le tonnelier seigneurial ou les chargeurs de vin (Weinläder ) assermentés mesuraient la contenance des récipients, cuves et tonneaux fabriqués au cours de l'année. Après avoir jaugé le récipient, le maître tonnelier assermenté marquait le niveau de la mesure de 50 litres (ohm) à l'aide d'un clou de jaugeage.

    Cette fontaine qui devait toujours rester propre, fit l'objet en 1544 d'une réglementation stricte qui interdisait, sous peine d'une amende de 5 schillings, d'y entreposer du fumier ou tout autre déchet.

    Les quatre bassins qui constituent l'actuelle Sinn, ont été placés en 1859, comme le mentionne la date gravée sur l'un d'eux.

    Lieu de convivialité, la fontaine était utilisée comme abreuvoir, lavoir et point d'eau en cas d'incendie.  

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    10 - Pressoir du 18è siècle - (repère n°10 du plan)

    Pressoir du 18ème siècle

    C'est en 1546, que l'on trouve les premières mentions de l'existence d'un pressoir chez Martin von Grublingen, au bas du village « unden im Dorff ».

    Entre 1595 et 1611, plus de 40 pressoirs étaient recensés dans le village. La première mention d'un pressoir dans la rue de la Montagne (Berckgasse) date de 1600 lors de la vente pour 300 florins d'une maison.

    Comme la famille Gross qui, entre 1596 et 1601, en possédait au moins 5, un grand nombre de familles bourgeoises détenaient, au cours du 16° siècle, un pressoir dont la taille variait en fonction de la surface de vignes exploitées.

    Au 16°s, la valeur d'un pressoir dépendait de la qualité du bois de chêne utilisé. Les piliers latéraux et l'imposant linteau utilisé pour assurer la pression devaient provenir de chênes exceptionnels et ne pouvaient être utilisés qu'après une certaine période de séchage.


      

    Il n'est donc pas rare qu'un pressoir du 17° - 18° s. ait été fabriqué à partir de chênes ayant 200 à 300 ans donc ayant vu le jour au cours des 14°-15° siècles.

    Le développement technologique du 19°s. avec l'installation de pressoirs à socle en béton et vis en fer, puis au cours du 20° s. l'évolution vers des pressoirs électriques performants, ont vu disparaître rapidement ces imposants mécanismes en bois qui pour la plupart terminèrent leur carrière en bois de chauffage

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    11 - Puits à tambour "Hinter Russ-brunnen" du 15è siècle (repère n°11 du plan)
    Puits à tambour

    Ce puits est mentionné dès 1500.

    Il avait une fonction importante et très précise. Se trouvant près de l'ancienne tuilerie (Ziegelscheuer), son eau servait au tuilier pour la fabrication des tuiles. La proximité du four banal (Ofenhause) obligeait la communauté d'en assurer l'entretien. 

    Un règlement de 1560, précise qu'il devait toujours rester propre et dans un bon état de fonctionnement en cas d'incendie pouvant provenir du four banal ou de celui de la tuilerie.

     

     

     

     

     

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    12 - Moulin à huile -  (repère n° 12 du plan)

    Le moulin est daté de 1739 : il est complet, dans un état de conservation exceptionnel et donc en état de fonctionner.

    Description :

    a)     Broyeur : sert à concasser les diverses graines oléagineuses (colza, tournesol, ...), mais pas les noix !
    b)    Meule horizontale  ou dormante ( 3.000 kg)
    c)     Meule verticale ou volante : elle écrase et broie ; elle est équipée de racloirs qui ramènent la matière vers le centre
    d)     Fourneau à bois permettant de chauffer la matière broyée pour faciliter l'extraction en rendant l'huile plus fluide avant la mise sous presse
    e)     Presse à 3 vérins en chêne (seul appareil actionné à bras d'homme) 

    L'ensemble est mis en mouvement par un attelage à cheval qui transmet sa force par un ingénieux système de transmission et de roues dentées entièrement en bois.

    Pour son fonctionnement il faut un minimum de 50 kg de noix décortiquées (durant les longues soirées d'hiver).  Ils permettront de récupérer environ 25 l d'huile.

    Après un concassage éventuel, les fruits sont écrasés par la meule volante, puis la pâte obtenue est chauffée, et mise dans des toiles faites de poils de queue de vache, les paquets obtenus sont battus à l'aide d'un bâton, et enfin mis sous la presse pour en extraire l'huile.

     Provenance : Maison dîmière de WILWISHEIM - Donateur : Paul GERLING

     Le démontage et le remontage de l'ensemble a été réalisé par la commune, sur une parcelle mise à disposition par la paroisse protestante. Le bâtiment qui l'abrite a été construit « sur mesure ». Durée de l'opération : 1991 à 1996 !  Une bouteille de Gewurtz - vendanges tardives de 1996 repose sous la meule dormante !

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    13 - Corps de gardes - Octroi -  (repère n° 13 du plan)

    Ce bâtiment date des 17ème et 18ème siècles.

    14 - "Mémoire de Vignerons" -  (repère n° 14 du plan) 

    Musée Viticole 

    Espace d'exposition et de présentation du patrimoine viticole

    1, rue du Stein - jouxtant la place de l'église protestante

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     15 - Automates et pressoirs animés  -  (repère n° 15 du plan) 

    Automates - Pressoirs - Alambic 

    Présentation et animation de pressoirs des 16ème au 20ème siècles - et d'un alambic pour distiller les marcs. 
     

    Présentés de gauche à droite :

    • Pressoir très bien conservé ayant fonctionné jusqu'en 1950, daté de fin du 16ème siècle et rénové en 1844 suite à l'usure du pas de vis de la grosse poutre transversale.
      Il fut sans doute l'un des 19 pressoirs recensés dans le village entre 1595 et 1611.
      Seules les familles bourgeoises détenaient un pressoir. Sa taille variait en fonction de la superficie des vignes exploitées.
    • Remplissage des ‘barriques' à l'aide d'un broc et d'un entonnoir en bois, pour ensuite livrer le vin aux diverses seigneurie du village.
    • Première pompe à bras (fin 18ème s.) pour transvaser le jus de raisin ou le vin
    • Pressoir à cliquet (début 19ème s.) ayant appartenu au pasteur du village qui cultivait quelques parcelles de vignes et produisait son vin.
    • Alambic pour la distillation des marcs.
    • Pressoir rond à cliquet: le modèle le plus répandu en France au milieu du 19ème s.
    • Fouloir à main actionné dans les vignes même

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    16 - Pigeonnier  du 18ème siècle -  (repère n° 11 du plan)

     Pigeonnier Cour de l'ancien presbythère catholique  
       

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